Les Ombres d'Agathocle

Equipe embauchée par Hiéron pour secourir une première mission de recrutement de mercenaires gaulois que Syracuse avait envoyé à Massalia.

Première scène

Depuis de trop longues semaines, Syracuse était sans nouvelles de son expédition de recrutement de mercenaires Celtes. Le conseil avait pourtant confié la mission au meilleur de marins syracusains, Akéos. Et voici qu’ un messager de Thyrranos l’ancien, le proxénote de Syracuse dans la cité phocéenne vient de débarquer à Syracuse, pour annoncer qu Akéos lui même avait été enlevé alors qu’il négociait avec les Celtes. En plus, ses marins, par représailles, sont en tran de déclencher une véritable guerre entre Massalia et les Celtes. Ils s’en sont même pris à lui, Thyrranos! Bref, Syracuse va bientôt perdre la clientèle de Massalia si elle ne réagit pas au plus vite!
Hiéron, stratège de Syracuse, veut remuscler la politique de la ville, et charge donc les PJ de recruter pour lui, sur son or, des mercenaires qui agiront sous ses ordres pour le bien de la cité. Le conseil de la cité, cependant, impose à Xarkos et Laïos l’escorte d’Iphiclès, riche aristocrate de la ville, et de sa pentère. A eux de déméler cette situation gênante pour la réputation de Syracuse, et de recruter enfin ces mercenaires si nécessaires à sa puissance. Chapitre premier

Un convoi de trois lourds marchands escortés par l’imposante pentère d’Iphiclès et la redoutable trière de Xarkos fait donc voile vers la cité phocéenne. Après avoir essuyé la sempiternelle attaque de pirates étrusques, le convoi est accueilli à Massalia par des navires de guerre, qui, apprenant qu’il vient de Syracuse, lui refusent l’accès au port principal et le détournent sur une grève annexe, hors les murs. Une patrouille des gardes de la ville prend les PJ en charge à peine débarqués et les amène à la maison de Thyrranos, elle même gardée par la milice.

Après les avoir accueillis royalement, Thyrannos leur dresse un tableau détaillé de la situation. Akéos, le chef de la première mission, ainsi que ses meilleurs épibates, sont apparemment tombés dans un guet apens avec le propre neveu du vieil étrusque qui les menait à la rencontre du chef des Ligures Salyens. Thyrranos, et sa famille, importent en effet le vin en Gaule, et en exportent des mercenaires celtes. Or, une demande de rançon (équivalente au montant entier du budget de recrutement des Syracusains) a été déposée par l’esclave du neveu de Thyrranos de la part des Ligures. Thyrranos ne peut croire que ces celtes, ses meilleurs clients, soient capables de cela. C’est ce qu’il a tenté d’expliquer au second d’Akéos, avant qu’il ne se lance dans des représailles inconsidérées contre les celtes! Non seulement, les siciliotes se sont fait étriller, mais en plus, ils ont poussé les Celtes, apparemment furieux, à entrer en guerre contre tous les grecs: les fermes de Massalia brulent deans l’arrière pays. Mais les marins d’Akéos ne s’en sont pas tenus là, ils ont également tenté de prendre d’assaut sa propre maison à lui, Thyrranos, si fidèle défenseur des intérêts de Syracuse, cette cité à qui il doit tout! Sous prétexte qu’il aurait dérobé l’argent de Syracuse, et qu’il refusait de le confier au second d’Akéos pour que celui ci puisse payer sa rançon.
Bilan des courses, ce qui reste de l’équipage d’Akéos est confiné sous bonne garde avec leur trière confisquée, dans les hangars du port principal; Massalia est sous les armes, ses fermiers apeurés se réfugient dans ses murs; et Thyrranos, convaincu de ne jamais revoir son neveu, est prêt à prendre le deuil… Bref, les Dieux ont peut être eu la main un peu lourde…

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DidierForcioli

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