Myrkanos de Byblos, Pilote Phénicien

un pilote à la familel extensive qui connait trop de ports pour être un honnète marchand

Description:
Bio:

Quand on est jeune, on est con. La preuve, c’est qu’avant tes 20 ans tu t’es engagé dans la milice de ta ville (Byblos, en Phénicie) pour séduire une gamine de ton quartier. On embauchait parce qu’un quelconque général macédonien menaçait l’autonomie de de la cité, et tu as ainsi pu parader en plastron une semaine devant la gosse. Et puis les macédoniens sont arrivés, deux fois moins nombreux que vous. Vous êtes sortis à leur rencontre dans la plaine, et ils vous ont enfoncés… Faut dire que c’était bien vu de camoufller l’arrivée de leur cavalerie en la faisant passer par le lit de la rivière asséchée. Tu as tout juste eu le temps de voir arriver sur toi un cheval qui t’a semblé géant, et un éclair de bronze t’a ébloui avant de s’abattre sur ton casque. Etendu pour le compte. Fin de ta carrière militaire. Et dire que tu n’étais même pas arrrivé à tes fins avec la petite, gros nigaud. Aujourd’hui, tu le sais, les femmes, c’est comme l’or, ça se prend. Sans façon.
Et puis, t’as appris autre chose: la guerre, c’est pour les professionnels. Eux, ils savent vaincre, ou mourir. En tout cas, ils ne se retouvent pas avec le crâne qui résonne pendant des semaines, des fers aux pieds, et une vie d’esclave devant soi…
Enfin, tu n’as as eu à lustrer trop longtemps le plastron du vieux mercenaire macédonien qui t’avait reçu en guise de salaire après la prise de la ville. Il a fini par t’échanger contre la nourriture que l’intendant égyptien de l’armée lui vendait à prix d’or. Seconde leçon, la vaillance et la gloire, ça ne se mange pas. Tout juste quelques souvenirs à ressasser, noyés dans de la piquette, ivre mort dans sa pisse devant un feu de camp mourant. Faut dire, ça doit démoraliser, de se faire plumer par un conquis! Ca valait bien la peine d’aller voir l’Indus et d’en revenir à pied!
Faut reconnaître qu’Emothep, il savait s’y prendre, pour plumer le client. Et légalement, en plus! Même le général était content: grâce à son Egyptien, cette campagne lui coutait moins que prévu! Enfin, moins que prévu, mais plus que ça n’aurait dû quand même, vu comment Emothep pressurait le soldat. Le vrai puissant, c’est ceui qui tient les cordons de la bourse! Tout lui est permis. Comme il t’avait à la bonne, l’Emothep, il t’a appris plein de choses, durant cette année où tu as dû le servir. Dommage qu’il ait adopté autant de moeurs grecques, ce vieux bouc d’Egyptien paravenu, ça se serait peut être terminé autrement… Vu ce que tu avais du lui concéder, c’est sans remord aucun que tu l’as balancé aux soldats révoltés que vous tentiez de fuir sur la route d’Alexandrie. Ca, ils lui ont bien fait comprendre leur déception, de ne pas avoir retrouvé leur or! Il a crié longtemps sur le pal… Juste retour des choses, de ton point de vue.
Si les soldats ne l’ont pas trouvé, cet or, c’est qu’il avait servi à racheter ta liberté. Enfin, c’est à ça que tu l’as utilisé. C’est que ça coûte, de se refaire une respectabilité. Heureusement qu’à Alexandrie tout s’achète! Et se vend aussi. Si seulement il n’y avait pas les taxes! Combien de fois l’as tu entendu, ce refrain. Mais, après tout, tant que tu l’entends, c’est que tout va bien pour ton petit commerce. Non, tu n’es pas devenu collecteur d’impôt (quelle déchéance ce serait!!) mais contrebandier. Emothep, sur l’oreiller, t’avait dévoilé ses plans d’avenir, et tu avais pu, en plus de l’or, lui dérober les plans de certains canaux dans les marais autour du lac Mareotis, à Alexandrie, que les fonctionnaires des Ptolémées ne connaissaient pas!
En bon Phénicien, tu t’es donc embarqué dans cette nouvelle carrière de marin, qui avait également l’avantage de t’éviter de retomber sur un des fantassins de la troupe qu’affamait Emothep: z’ont pas le pied marin, les Macédoniens!
Te voici donc marchand caboteur et disons que toutes tes importations ne passaient pas par les officiers du port. Merci Imothep! En fait, tu t’es retrouvé bientôt importateur direct (et quasi exclusif) de gomme arabique et autres essences rares d’Arabie en naviguant entre Mer Rouge et Méditerranée. Tu avais un marchand prête nom (un cousin, avec les affaires, c’est fou ce qu’on retrouve comme parents perdus de vue) qui importait officiellement, mais qui réussissait à vendre bien plus qu’il ne déclarait. Manque de bol, tu t’es du coup un peu heurté à la pégre alexandrine, qui justement contrôlait jusque là ce genre de commerce. Certains n’ont pas vu d’un très bon oeil ton ascension rapide. Faut dire, en tant que Phénicien à réseau familial étendu, tu avias souvent un coup d’avance sur les cargaisons juteuses. Et puis, mêmes loqueteux, les Grecs se prennent tous pour des descendants d’Hercule. Même si comme la moitié du monde, ils se sont fait e….. par ce grand nigaud d’Alexandre. Bref, tu as été balancé. En fait, ton prête nom est tombé, et a priori, il a tout pris sur lui, le brave cousin. Mais non, tu ne l’as pas fait chanter..: Toi, toucher un cheveu de ses enfants? Allons, tes propres neveux…. Tu avais vu venir le coup, cela dit,
et tu avais déjà cherché à t’expatrier au moins un temps, quitte à te recycler dans une autre sorte de marchandise…
Quand tu as quitté Alexandrie (comme rameur, histoire de rester discret, mais avec la ferme intention de revenir règler quelques comptes), c’est avec un certain nombre de contrats en poche. Le premier, le plus facile, est peut être le plus inquiètant: Tu avais discuté de tes projets d’éloignement des côtes d’Egypte avec un de tes oncles, importateur de Cèdre de Palestine, qui t’a branché avec Simonius, un Perse installé à Apamée (en Royaume Séleucide). Celui ci t’a chargé de le tenir informé des déplacements d’un certain Laïos d’Antioche qui devrait être facile à trouver: c’est un dramaturge natif d’Antioche, deux fois vainqueur aux Panathénées. Il serait quelque part en Sicile ou en Italie, plus probablement à Syracuse. Tu dois le localiser, le suivre, donner régulièrement de ses nouvelles et surtout, surtout, prévenir de son éventuel retour en Egypte ou en Asie (voire en Grèce). Pour tes rapports, et ton salaire, tu dois simplement
essayer de trouver un marchand perse ou asiatique (d’Ephèse, par exemple) dans les ports où tu passes, et lui montrer une certaine médaille (une médaille de bronze, représentant un soleil flamboyant) pour lui filer tes rapports, et lui demander de l’argent. Tu n’as aucune idée de ce que c’est, mais par contre, ça a eu de l’effet sur presque tous les marchands de là bas à qui tu as montré la médaille, au point que tu es même devenu un peu gourmand, vu qu’ils te donnaient toujours l’argent que tu demandais. Jusqu’au jour où, dans un lupanar de Tarente, en Italie, à ton réveil, tu as retrouvé morte dans ton lit la prostituée avec laquelle tu avais passé la nuit, apparemment empoisonnée. A l’épaule, comme une
marque d’esclave à peine cicatrisée, tu as reconnu le dessin de ta médaille. Il t’a fallu dépenser plus que ce que tu venais d’extorquer au marchand perse local pour couvrir cette histoire. Depuis, tu te modères dans tes demandes.
Autre contrat, pour le coup plus hasardeux: tu sais à qui t’adresser à Alexandrie pour toucher un talent d’or si tu y raménes vivant et en bonne santé un certain Emmerkar, un perse Achéménide du clan Othanés. Un rejeton d’une grande famille qui gaspille l’argent paternel et sa jeunesse en dépravations diverses et variées. Renseignement pris, le père, un proche du trône Séleucide, à disparu il ya quelques années, suite à l’assassinat de Séleucos Ier Nikator, fondateur de la dynastie, alors qu’il s’apprêtait à envahir la Macédoine. Coup de bol, tu as retrouvé la trace du fils prodigue à Tarente, il est devenu mercenaire sur une galère d’un certain Xarkos le Crétois.
Du coup, te voilà donc à Agrigente, ville du Sud de la Sicile, dans laquelle Xarkos le Crétois est capitaine d’une galère, qui lorsqu’elle ne transporte pas des sommités, coule des Carthaginois. Tu réussis à t’y faire engager, comme pilote. Tu avais discuté pas mal avec des carthaginois et tu as un cousin qui navigue entre Hispanie, Sicile et Carthage… Bref tu t’es vite mis au courant des routes maritimes du coin. Comme Xarkos le Crétois est plutôt un bon capitaine, tu as reçu une bonne part des
cargaisons capturées. Au passage, tu as appris que Xarkos le Crétois est recherché comme pirate dans un port d’Asie Mineure, pour une prime ridiculement basse
au vu de son efficacité du moment. Tu as trouvé cet écervelé d’Othanès. Tu étais en train de trouver un plan pour ramener le fils prodigue à Alexandrie, quand Callistos le patron de Xarkos, a reconnu en toi un collègue, et t’a confié pour mission de sauver la vie de ce dernier! ll t’a indiqué la position des navires carthaginois qui viendraient assièger la ville quand l’armée de Carthage se répandrait dans ses rues (“Ne lui dit rien, c’est mieux comme ça, il ne comprendrait pas” t’a t il dit). Il a fallu que tu arraches Xarkos aux combats de rue après que quelqu’un ait ouvert les portes de la ville au assiégeants puniques…. Grâce aux informations très précises de Callistos , tu as pu forcer le blocus, sauvant ainsi non seulement Xarkos le Crétois mais aussi Hiéron, qui est devenu depuis Stratège de Syracuse. Tu y as gagné un demi talent d’argent (XX avait touché le gros lot, apparemment…) et maintenant que tu es basé sur Syracuse (en plus d’utiliser la trière de combat de Xarkos pour transporter en douce quelques épices orientales) tu as appris que ton dramaturge y vit quelque part en reclus, après avoir suivi Pyrrhos d’Epire dans ses conquêtes en Italie et Sicile. Du coup, quand tu as appris que votre navire allait partir en mission diplomatique à Massalia, sous le commandement de Xarkos le Crétois et de Laïos d’Antioche, et transmis l’info au marchand perse local, tu as touché un mini Jackpot toi même (un autre demi talent d’argent) que tu as investi en marchandises orientales rares si loin au Nord, que tu comptes bien troquer contre quelques artisanats d’ambre ou d’étain celte, à grosse plus value). Et puis à Massalia, doit bien y avoir un marchand perse…
A bord du anvire de Xarkos tu arroses Belwas, le cuistot, pour planquer ta marchandise

Myrkanos de Byblos, Pilote Phénicien

Les Ombres d'Agathocle DidierForcioli