Olive

Un vrai hoplite spartiate, rêvant de réveiller la Grèce

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Bio:

Un vrai Spartiate ne demande pas « combien d’ennemis ?», mais « Où sont-ils ? »
Toi et ton frère aîné avez été élevés dans la grande tradition de l’agoge spartiate. A la dure, au pain sec et à l’eau, avec pour seule couche les joncs que vous pouviez arracher à mains nues, avec un lambeau de laine pour tout vêtement été comme hiver. Vous avez appris la vertu, le courage et l’obéissance. Comme il se doit, épreuve de survie et meurtre d’hilote ont sanctionné votre passage chez les Egaux. Mais déjà, tout jeune que vous étiez, vous ne pouviez pas manquer de remarquer que vous étiez bien peu nombreux de votre génération à suivre cette initiation. En fait, les rejetons des plus riches citoyens, eux, avaient droit à leurs pédagogues privés, confortablement douillets dans leurs palais. Et oui, parce que déjà, à Sparte, parmi les citoyens qui se flattaient de s’appeler les Egaux, certains étaient plus égaux que d’autres… Mais, insouciants encore à l’époque, vous ne rêviez que d’une chose, en farouches spartiates : que la Grèce secoue enfin le joug macédonien qui pesait sur elle depuis le temps du père d’Alexandre.
Alors, il y a six ans, lorsque Pyrrhus d’Epire, le défenseur des libertés des cités de Grande Grèce et de Sicile, Grand vainqueur des Barbares d’Occident, leva des troupes pour réclamer la couronne de Macédoine qui lui était due, vous avez été outré que le conseil des éphores, gras et enrichis, ainsi que les Rois de Sparte la libre, tous plus intéressés par leurs domaines quepar le sort de la Grèce, décident de rester neutres dans l’affrontement qui allait éclater. Comme lors de l’invasion de la Grèce par Philippe de Macédoine, Sparte préférait ricaner du sort de ces anciennes ennemies, en continuant de se gangrèner, affalée sur ses richesses.
Votre sang n’a fait qu’un tour : vous avez rejoint le grand stratège. Vous avez participé sous ses ordres aux deux victoires écrasantes qu’il remporta sur le tyran macédonien Antigone Gonatas, ce rejeton pitoyable mais increvable du Demetrios que les Athéniens avaient adoré comme un dieu.. Vous avez même fait partie de ceux qui pillèrent les tombes royales macédoniennes après la victoire (en fait, votre compagnie devait contenir les mercenaires celtes de Pyrrhos, mais allez vous faire entendre d’un barbare…). Comme vous l’espériez, Pyrrhus décida ensuite d’aller libérer les cités grecques du Péloponnèse qui subissaient encore une garnison macédonienne. Le coeur gonflé de joie et d’orgueil d’être les futurs libérateurs des cités antiques, de pouvoir à vous seuls racheter la passivité coupable de Sparte avant Mantinée, vous avez fait campagne avec entrain, jusqu’à ce que, O trois fois hélas, vous apprirent que Pyrrhus avait décidé de châtier la neutralité prudente de Sparte en prenant la ville!!! Déchirés dans votre âme, vous avez alors quitté l’armée de Pyrrhos pour rejoindre votre patrie, pour que l’infamie de la défaite ne s’ajoute pas à celle du manque de courage. Votre connaissance des tactiques de Pyrrhos n’a peut être pas été pour rien dans la résistance opiniâtre que votre cité lui opposa un an durant…
A ce moment, Argos se libéra de son tyran promacédonien et ouvrit ses portes à Pyrrhus. Mais des traîtres firent la même chose pour les troupes de Gonatas. Dans le combat de rues qui s’ensuivit, Pyrrhus succomba. Dans les mois qui suivirent, Antigone Gonatas rétablit sa mainmise sur la Grèce. Sparte, elle, restait indépendante, mais à vos yeux, avait perdu toute vertu. Qui plus est, le pillage des tombes royales de Pella a profondément choqué la soldatesque macédonienne qui sillonne à nouveau la Grèce soumise. Vous décidâtes alors de partir trouver la gloire et la liberté ailleurs, à Syracuse, là où des Grecs luttaient encore pour leur liberté face aux barbares .Vous vous êtes engagés comme épibates dans l’équipage de Xarkos le Crétois, le seul trièrarque à oser défier la trêve avec Carthage. Mercenaires, soit, mais pour un idéal.

Olive

Les Ombres d'Agathocle DidierForcioli